La conclusion de la mission conjointe FIFA/CAF au Gabon sonne comme un sérieux revers pour les partisans d’une mise sous tutelle de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT). En affirmant sans détour qu’ « il n’y a pas de crise institutionnelle », Célestin Yanindji ferme la porte à toute tentative de la normalisation.
Pendant plusieurs jours, l’émissaire de la FIFA et de la CAF a multiplié les consultations: dirigeants fédéraux, commission électorale, autorités ministérielles. Un tour d’horizon complet qui lui permet aujourd’hui de livrer une lecture claire de la situation. Et cette lecture tranche avec le discours alarmiste entretenu ces dernières semaines.
Sur le processus électoral, d’abord, le constat est sans ambiguïté: celui-ci s’est déroulé dans le respect des textes en vigueur. Autrement dit, aucune irrégularité ne justifiait, en soi, une rupture brutale du calendrier menant à l’Assemblée Générale élective.
Pourquoi alors cette suspension? Selon les explications recueillies, il s’agit d’une opération de mise en conformité avec les lois nationales. Une démarche administrative, certes contraignante, mais qui ne remet nullement en cause l’existence ni la légitimité des instances fédérales. C’est là le point essentiel: il ne s’agit pas d’une crise, mais d’un ajustement réglementaire.
En creux, le message est limpide. La situation actuelle ne répond à aucun des critères habituellement évoqués pour justifier une normalisation. Cet instrument exceptionnel est utilisé lorsque les institutions son paralysées ou en rupture manifeste.
Reste la question de la gouvernance immédiate. Sur ce point, la solution esquissée est pragmatique: maintenir l’équipe en place pour expédier les affaires courantes, dans l’attente d’un retour au processus électoral. Une approche qui privilégie la continuité plutôt que la rupture.
Au final, la sortie de Célestin Yanindji redéfinit les termes du débat. Elle recentre la situation sur sa véritable nature: un différent administratif, et non une crise institutionnel. Pour ceux qui plaidaient en faveur d’une normalisation, le désaveu en net.


