Il devient de plus en plus difficile de faire semblant. Ce qui se joue actuellement autour de Pierre Alain Mounguengui n’a rien d’une simple querelle administrative ou d’un débat sur la gouvernance sportive. C’est une offensive. Une vraie. Organisée, méthodique, et surtout profondément politique.
Derrière le slogan à peine déguisé, « Tous sauf Pierre Alain Mounguengui », se cache une coalition hétéroclite, faite d’ambition contrariées, de calculs personnels d’intérêts bien éloignés de l’éthique sportive. Le plus frappant? Ceux qui crient aujourd’hui à la moralisation sont précisément ceux que les récentes révélations viennent sérieusement discréditer.
Car les faits sont là. Les fuites audio, difficilement contestables, exposent sans détour un scénario digne d’un mauvais feuilleton: profiter de la suspension du processus électoral pour éjecter l’équipe en place et imposer, en toute opportunité, une direction provisoire taillée sur mesure avec deux noms dejà couchés sur du papier. Réunions nocturnes, conciliabules directs, stratégies d’éviction: Tout y est.
Mais cette tentative de passage en force a échoué. Et cet échec en dit long. Car des sources bien introduites, révèlent que l’instance faitière du football international aurait bien botté en touche ce schéma. Ainsi Pierre Alain Mounguengui et son équipe restent en place jusqu’aux prochaines élections. Cet échec révèle aussi l’incapacité des instigateurs à donner un vernis crédible à une opération qui ressemble de plus en plus à un coup de force mal ficelé.
Qu’on ne s’y trompe pas: il ne s’agit pas de réforme, ni d’assainissement. Ces mots, répétés à l’envi, ne sont que des paravents. Ce qui se joue ici relève d’un règlement de comptes pur et simple. Une lutte de pouvoir où tous les coups semblent permis, y compris les plus contestables.
Et au milieu de tout celà, une question dérange: pourquoi un tel acharnement sur une seule fédération? Pourquoi cette focalisation obsessionnelle, alors que d’autres structures, tout aussi concernées par les exigences de régularité, continue de mener à bien leurs activité.
L’argument de l’agrément technique, martelé comme une évidence, sonne creux. Pire, il apparaît aujourd’hui comme un outil de pression, sinon de chantage, utilisé à géométrie variable. Une situation d’autant plus troublante que cet agrément n’avait pas été délivré au moment où il aurait dû l’être.
Dès lors, difficile de ne pas voir dans cette agitation une cible unique: Pierre Alain Mounguengui. Le reste n’est que décor. Les autres fédérations? Des dommages collatéraux dans une bataille qui ne dit pas son nom.
Le ministère des sports, désormais en première ligne, joue une partie risquée. En s’engageant aussi frontalement, il prend le risque d’exposer durablement le sport national à des tensions institutionnelles majeures et à un discrédit dont il sera difficile de se relever.
Et comme si celà ne suffisait pas, des signaux inquiétants émergent dejà à l’international. Selon les informations encore à confirmer, le Comité International Olympique verrait d’un très mauvais œil la suspension du processus électoral au CNOG. Une désapprobation qui, si elle se confirmait, placerait les autorités face à leurs responsabilités. Tandis que du côté de la FEGAFOOT, il est bien confirmé que des émissaires de la CAF et de la FIFA sont attendus au Gabon dans les jours à venir. Une visite qui pourrait bien transformer ce qui ressemble aujourd’hui à une crise interne en véritable affaire internationale. Et cette fois, il ne sera plus possible de contrôler le récit.
Par/FB


