Libreville, 10 mai 2026 (CLUB SPORT+)-La Fédération gabonaise de football a (Fégafoot), officiellement répondu au ministère des Sports, qui lui avait enjoint de fournir, dans un délai de 48 heures, l’état précis des démarches engagées en vue de la participation du Gabon à la fenêtre FIFA de juin (1er au 9 juin 2026). Dans un courrier que nous avons pu obtenir copie, le Secrétaire général de la Fégafoot oppose une fin de non-recevoir argumentée à la tutelle.
La fédération gabonaise rappelle d’abord au ministre des Sports Paul Ulrich Kessany avoir déjà apporté des éclairages à la Direction générale des Sports par lettre du 6 mai 2026. Elle réaffirme ensuite un principe fondamental : toute programmation de match amical international ne peut se faire sans la validation technique du sélectionneur national. « Le choix de l’adversaire doit répondre aux objectifs sportifs définis par le sélectionneur », précise le courrier, soulignant que cette exigence vaut quel que soit le statut du technicien.
Sur cette base, l’instance dirigée par Pierre Alain Mounguengui indique qu’il lui est « malheureusement pas possible » de fournir les informations sollicitées. L’argument est imparable : le staff technique intérimaire mis en place dans le cadre des FIFA Séries 2026 a officiellement achevé sa mission le 31 mars 2026. Depuis lors, les Panthères évoluent dans un vide technique total, sans sélectionneur ni encadrement opérationnel.
La balle est donc renvoyée dans le camp du ministère, seul responsable du blocage. Depuis trois mois, la Fégafoot a soumis trois noms de coaches à la tutelle, qui tarde de statuer. Selon nos informations, le ministre espérait attirer Éric Chelle, finalement non disponible, ce qui a paralysé l’ensemble du processus de nomination.
En filigrane, la lettre de la Fégafoot constitue un avertissement solennel : sans sélectionneur désigné, aucune participation à la fenêtre de juin ne sera possible. Une position qui place le ministre des Sports face à ses propres contradictions, alors que le temps presse et que les Panthères du Gabon risquent de manquer une échéance internationale pour des raisons purement administratives.


