, la LINAFP a invoqué les exigences de la Task Force et la délivrance des agréments techniques pour justifier la suspension de la saison.
Mais cette explication appelle une question embarrassante à l’endroit du ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany.
Comment faire aujourd’hui de ces documents une condition incontournable lorsque leur délivrance a précisément constitué,
durant la saison écoulée, l’un des principaux points de friction entre sa tutelle et les acteurs du football ? Pendant que les dates glissent,
les clubs engagent leurs ressources, les joueurs s’épuisent à attendre et l’État, lui, demeure attendu sur ses engagements financiers.
Il semble plus difficile d’invoquer aujourd’hui l’impératif des agréments techniques sans revenir sur la manière dont la tutelle a géré ce dossier au cours de la saison précédente.
Des clubs et des ligues ont achevé leurs compétitions sans disposer des documents attendus, alors même que le ministère de l’Intérieur avait délivré les récépissés nécessaires à leur régularisation.
Dans une enquête publiée le 3 juillet 2026, notre rédaction avait déjà dénoncé les lenteurs du ministère des Sports et le caractère tardif des exigences relatives aux polices d’assurance, alors que les documents présentés lors du dépôt des dossiers étaient, selon les éléments rapportés, encore valides.
Le paradoxe est saisissant : des compétitions ont pu se dérouler, puis s’achever, avant que l’expiration des assurances couvrant la saison écoulée ne devienne un motif de blocage administratif.
L’agrément, cette exigence devenue embarrassante.
Que l’on exige des ligues et des clubs une couverture d’assurance valable pour la saison à venir, cela relève du bon sens et de la responsabilité.
Mais reprocher à une structure l’expiration d’une police souscrite pour une saison terminée, sans lui avoir permis d’achever à temps la procédure de délivrance de son agrément, revient à enfermer l’administré dans une impasse dont il ne maîtrise pas toutes les clés.
Il faut le dire sans ambage et sans tergiversation, le procédé frise le contresens administratif. On réclame un document, on retarde la régularisation qui permet de sécuriser l’ensemble du dispositif, puis on brandit l’irrégularité comme obstacle


