Montée en D2 Pro (J3) : La poule C l’équation compliquée du tournoiMontée en D2 Pro (J3) : La poule C l’équation compliquée du tournoi

MAKOKOU, 08 septembre 2026 (CLU

– La phase de poules du tournoi de la montée en deuxième division vient de s’achever. Les premières équipes qualifiées pour la suite de la compétition sont désormais connues. Il s’agit d’ASSOM GR, auteur d’un parcours sans faute dans la Poule A, du Centre Olympique du Littoral (COL), qualifié dans la Poule B, et de Moanda FC, leader de la Poule C, une poule qui reste toutefois au cœur de nombreuses complications.

Il ne se passe décidément pas une édition du tournoi de la montée en D2 Professionnel sans que le Comité d’organisation ne soit confronté à une difficulté administrative impliquant directement les clubs engagés. Cette fois, c’est la poule C, composée de Munadji 76, Moanda FC et AS Ngounié, qui fait parler d’elle.

Au centre de la controverse : la rencontre entre Munadji 76 et Moanda FC, interrompue par des circonstances particulières et désormais appelée à être rejouée. Une décision qui ne fait pas l’unanimité et qui soulève plusieurs interrogations.

Munadji 76 porte réserve et obtient gain de cause
Lors de la première journée de la compétition, Munadji 76 et Moanda FC se sont affrontés dans le troisième et dernier match de la journée.

La rencontre avait connu un retard important en raison d’un problème technique lié aux couleurs des maillots des deux équipes. Cette situation avait contraint le Comité d’organisation à revoir le format de la rencontre.

Afin de respecter le programme établi, notamment en raison de l’absence de réhabilitation des projecteurs du stade Alexandre Samba, les deux équipes avaient finalement disputé le match sur un format exceptionnel de 35 minutes par mi-temps, au lieu des traditionnelles 45 minutes.

Une décision qui allait par la suite faire l’objet d’une réserve de la part de Munadji 76.

Après quatre jours d’attente, le club de Tchibanga a finalement obtenu gain de cause. Le Comité d’organisation a décidé que la rencontre face à Moanda FC serait rejouée dès demain lorsqu’il sera 12h.

Mais une question demeure : le match sera-t-il cette fois disputé intégralement sur le format réglementaire de 45 minutes par mi-temps ? S’interroge la rédaction de direct Sports Gabon

Moanda FC réclame l’application des textes
Du côté de Moanda FC, la décision de faire rejouer la rencontre est loin de faire l’unanimité.

Le club s’appuie notamment sur les textes remis par le Comité d’homologation d’appliquer l’article 3 du règlement, qui stipule que : « Le score acquis sur le terrain est validé.» Pour le président de Moanda FC, Evi Ibouanga, cette disposition devrait donc être prise en considération dans le traitement de cette affaire.

Mais ce n’est pas la seule préoccupation du club. Moanda FC estime également être confronté à une situation potentiellement injuste, puisqu’il pourrait être contraint de disputer deux rencontres successives sans bénéficier d’une journée d’intervalle pour récupérer.

Une situation qui pose inévitablement la question de l’équité sportive.

Le format de 35 × 2, un cas non prévu par le règlement ?
C’est finalement sur ce point que repose l’essentiel du débat. Le format exceptionnel de 35 minutes × 2 ne semble pas être explicitement prévu dans le règlement du tournoi. C’est d’ailleurs sur cette base que le Comité d’organisation aurait rendu son verdict concernant la réserve déposée par Munadji 76.

La décision s’appuierait surement sur l’article 20 du règlement officiel du tournoi, qui précise :« Tous les cas non prévus par le règlement seront tranchés en premier ressort par le Comité d’Organisation du championnat, en conformité avec les règlements généraux de la Fédération Gabonaise de Football et de la FIFA. »

Le Comité d’organisation était donc habilité à se prononcer sur cette situation exceptionnelle.

Entre l’application du principe selon lequel le résultat acquis sur le terrain doit être validé et la nécessité de corriger une situation née d’un format de match non prévu par le règlement, l’affaire de la poule C soulève désormais un véritable débat juridique et sportif.

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